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Le Canada bat ses prédictions

Par Henji Milius

En avril dernier, le Canada a enregistré sa plus haute augmentation d'emplois depuis 1976 avec plus de 108,500 nouveaux emplois dans le secteur privé et 1,800 dans le secteur publique selon Statistique Canada. Ce nombre confirme qu’il y aura plus d'emplois et d'embauches à l'horizon permettant ainsi à l'économie canadienne de se ressaisir comparé aux autres pays de l'Europe qui souffrent toujours de la crise économique. Une large portion de cette augmentation s'est effectuée chez les hommes âgés de plus de 25 ans retournant dans le secteur du travail dont 65,000 d'entre eux étaient des emplois à temps-partiel et 44,000 à temps plein. Cette hausse à surpris plus d'une personne car les résultats ont surpassé les estimations précédentes sur le marché du travail. La province de l'Ontario, du Québec, du Manitoba et de la Colombie-Britannique ont enregistré la plus grosse portion des nouveaux emplois sans oublier les autres qui ont obtenues des nombres plus modeste. Dans le journal Financial Post, le Premier Ministre, Stephen Harper a dit qu'il était « enchanté » du rapport sur le marché du travail au Canada et aux États-Unis. « L'économie Canadienne se dirige dans la bonne direction malgré la faible diminution du taux de chômage », a-t-il également dit. La compagnie Honda Motors a déclaré en mars dernier qu'elle allait augmenter le nombre d'heures dans son usine à Alliston, en Ontario, embauchant plus de 400 employés. La compagnie General Motors a également planifié une augmentation d’heures de travail à Oshawa. Les compagnies sur la vente en détail et en gros ont mené l'industrie de la consommation avec plus de 31,600 nouveaux personnels. Le secteur financier a ajouté 31,300 emplois et les entreprises de constructions ont formé 24,400 employés conclu Statistique Canada. Le secteur manufacturier a obtenu une diminution de 20,600 emplois.

Parlons vacances

Par Djia Mambu

 

A cette période où l'on est presque à mi-chemin de l'année, où l'on vient de passer le long et interminable mois d'avril, on commence à planifier ses vacances. Le mois d'avril étant l'un des quatre mois de l'année avec cinq vendredis, les chances sont élevées pour qu'on ait touchée trois salaires plutôt que deux ce mois dernier. Aussi, selon les cas, il se pourrait que le gouvernement vous rembourse sous peu suite à votre déclaration d'impôts et que vous consacreriez une bonne partie de cette somme à vos vacances.

 

En principe, les congés annuels vont de deux semaines, octroyés par la plupart des compagnies, jusqu'à quatre, voire cinq semaines lorsque qu'on travaille dans le secteur public comme au gouvernement ou encore selon l'ancienneté. Généralement, les personnes prennent leur congé annuel aux mois de juillet et aout à cause des enfants qui sont en vacances scolaires, même si les parents sont plus concernes par cette période, ils sont loin d'être les seuls à partir en vacances durant les vacances scolaires.

 

Selon Patrick Rhein, Coach et facilitateur, ils est définitivement plus intéressant de s'octroyer des vacances régulièrement plusieurs fois par an plutôt que tous miser en une fois. "Il est nécessaire pour celui qui travaille toute l'année de changer d'air, de faire des expériences de vie, créer une coupure", explique le spécialiste, "On peut aussi prendre du recul en choisissant de rester à la maison, faire une mise au point, régler les affaires courantes, ranger le placard, faire toutes les choses qu'on a jamais le temps de faire en temps ordinaire".

 
 

Sources de régénérescence

 

Pour bien organiser ses vacances, il faut identifier ses sources de régénérescence, c'est-à-dire, l'environnement, les personnes, les places qui nous ressourcent et cela varie en fonction de chaque personne : la montagne, les villes, la nature, les lacs, les plages, le cinéma, les amis, la famille, les bouquins, la découverte des pays, etc.

 

Merci aux longs week-end qui englobent les lundis féries pendant l'année qui permettent de faire "Les gens profitent pour aller dans leur cottage à Montréal ou à Vancouver, par exemple. Prendre le train ou l'avion donne déjà cette impression de partir loin", poursuit-Patrick Rhein.

 

Et enfin, le retour. A toute bonne choses, il y'a toujours une fin. Et oui, déjà, en effet, le retour des vacances apparait toujours plus tôt, toujours plus vite, mais parfois il fait du bien aussi. Ce n'est pas parce que vous avez l'impression d'être parti une journée alors que vous êtes parti dix jours, que vous n'avez pas profiter de vos vacances. Au contraire, c'est que vous en avez bien profiter. Après les vacances, vient l'après-vacances. Souvent les gens prennent les vacances comme un nouveau départ et pendant leur congé, ils pensent sans cesse à leur retour. Pour les parents, c'est souvent la confrontation à la rentrée scolaire ou académique. Mais le retour, c'est aussi partager avec les collègues ces nouvelles expériences de vie comme dit plus haut. Parfois, selon le secteur dans lequel on travaille, on aime échanger nos histoires avec les clients qui eux-mêmes sont de retour de vacances. Vous voyez que même en parler, ça fait déjà du bien !


250.000 infirmiers et infirmières autorisés honorés

Par Djia Mambu
 
Semaine nationale des soins infirmiers du 10 au 16 mai sous le thème : "Les soins infirmiers : On ne peut s'en passer !"

 

Durant la deuxième semaine de ce mois, on a célébré les exploits, les contributions et les réalisations en soins infirmiers dans tous le pays. C'est au milieu des années 80 que le ministre canadien de la santé proclama la deuxième semaine de mai comme étant celle consacrée aux réalisations des infirmiers en continuation à la journée des infirmières le 12 mai désignée au début des années 70 par le CII, Conseil International des Infirmières. Au-delà de reconnaissance, il s'agit aussi de sensibiliser et d'informer la population sur le domaine de la santé et de promouvoir le rôle de ce métier si précieux.

 

Le secteur infirmier représente le plus vaste groupe de professionnels de la santé au Canada et concerne tout le monde comme exprimé par la ministre de la Santé, Leona Aglukkaq, dans son message adressé à l'occasion de la semaine des soins infirmiers : "Les infirmières font partie intégrante de notre système de santé. Que ce soit en milieu hospitalier, dans les centres communautaires, les universités, chez le patient, ou dans les collectivités éloignées des Premières nations et des Inuits, les infirmières jouent un rôle clé dans les soins prodigues aux patients. Elles s'efforcent d'améliorer notre système de santé, militant en faveur de la promotion de la santé, de la prévention des maladies et des blessures et de l'établissement de services de réadaptation."

 
  Fatigue chez les infirmières
 
Ce qu'on entend souvent dans le milieu infirmier est la surcharge de travail réalisé dans un horaire lourd et un environnement qui s'avère parfois stressant. Le rapport récent de recherche sur La fatigue des infirmières et la sécurité des patients, publié par l’Association canadienne des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) et l’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario (AIIAO) a bel et bien démontré que cela devenait de plus en plus inquiétant pour les patients. Suite à une enquête réalisée auprès de plus de 7 000 infirmières et infirmiers autorisés du secteur des soins de santé, plus de la moitié a déclaré ressentir de la fatigue au travail. En plus d’épuiser leurs réserves d’énergie, les répondants ont affirmé que la fatigue nuit à leur capacité de prendre de bonnes décisions et de faire preuve de jugement. En outre, le personnel infirmier fait quotidiennement face "aux problèmes continus de dotation et à des cas de plus en plus lourds...aux exigences cognitives, physiques et émotionnelles". Soulignons aussi que la majorité du personnel est féminin (plus de 85%), autant impliqué dans leur vie privée que dans leur vie professionnelle, ce qui inclus une gestion entre les horaires du travail et de la vie de famille.

Etre bénévole à noël : début d'une carrière ?

Par Djia Mambu
La période de fin d'année constitue souvent une occasion de célébrer, de donner, de contribuer, d'une façon ou d'une autre, disons tout simplement d'aider. Quand une fois arrivés les mois de novembre et de décembre, on pense aux bonnes choses accomplies au cours de l'année qui s'écoule mais on pense aussi à toutes celles qu'on n'a pas eu l'occasion d'accomplir. Parmi celles-ci, le simple fait de donner. Une manière de donner son temps ici au Canada est de le consacrer à sa communauté, faire du bénévolat. A cette volonté de contribuer s'ajoutent souvent beaucoup d'autres raisons toutes autant justifiées les unes que les autres...
Quelques soixante-dix bénévoles ont participés à la campagne annuelle "Un avenir sans faim" organisée par Radio-Canada en collaboration avec plusieurs organismes francophones de Toronto. Parmi eux, comptons aussi les employés de ces organismes qui ont collaborés à titre de bénévoles, le principe étant que chaque organisme amène ses propres bénévoles. De 6h du matin à midi, les tâches étaient reparties entre la réception téléphonique, le service du petit-déjeuner, le concours de tombola, les photos avec le père noël, le service des vestiaires et le coin de la petite enfance. Acquérir de l'expérience locale tout en s'amusant, rien de tel pour ces parents, professeurs, employés, étudiants, immigrants et même pour le père noël. "Nous avons plus ou moins 70 bénévoles et les raisons varient selon les personnes", dit Simone Arsenault-May, responsable des bénévoles pour l'événement et coordinatrice des bénévoles du Centre francophone de Toronto, "on compte des personnes retraitées, des francophiles qui veulent aider la communauté, des Pvtistes, des immigrés et des refugiés, mais avant tout, tous veulent donner à la communauté se mettre à la disposition des gens, nous on les récompense comme on peut en remboursant le transport ou encore en signant les feuilles des heures communautaires pour les ados". En voici quelque uns...  

Seydou Boureima, (33 ans, étudiant en anglais et bénévole à l'aide juridique au CFT, au programme VIH et secrétaire et au journal Canoraa). Bénévole photographe des enfants avec le père noël : "Je suis arrivé au Canada il y'a 6 mois en provenance du Niger. J'ai entendu parler du Centre francophone et de ses activités et j'ai été amené ici. Je préfère donner mon temps libre comme bénévole plutôt que de rester regarder la tv à la maison, j'y gagne beaucoup et je rencontre beaucoup de personnes avec qui je peux échanger, ce qui me sera nécessaire tôt ou tard car après mes cours d'anglais, c'est la recherche d'emploi qui va débuter !".  

Robert Guy Despatie, (responsable de l'animation culturelle pour le CSDCCS). Bénévole réceptionniste téléphonique : "Je fais ça chaque année depuis 6 ans, c'est ma façon de contribuer à la fête de noël. J'ai eu quelques dizaines d'appels aujourd'hui, les gens appellent de partout. Je me fixe toujours un objectif de 2000$ et je fait part de mon propre don aussi, cette année j'ai remarqué qu'il y'a moins d'appels mais des plus gros montants... Je vais définitivement continuer à venir les années qui vont suivre. C'est une belle fête, j'invite vraiment les gens à le faire parce que l'important, c'est de la faire ensemble...".  

Norbert Piché, (coordinateur des services à l'établissements au CFT). Bénévole coordinateur des appels : "Aujourd'hui on a eu une quarantaine d'appels, dont quelques fidèles... il y'a eu une forte augmentation cette année de la demande de nos clients. J'aide parce qu'il y'a des personnes qui sont beaucoup moins chanceuses que nous, alors c'est un devoir de partager ce que nous avons".  

Sylvie Gozo, (employée au CFT), bénévole à la réception téléphonique : "J'ai eu entre 7 et 8 appels, c'est la 1ère fois que je participe, et ca me permet de voir mes collègues du Centre dans un autre cadre. Je reviendrais l'an prochain, quand je vois la demande d'assistance des familles augmentée au centre..."  

Ruth Essoungou, (travailleuse en dans une école francophone), bénévole au coin de la petite enfance : "Je suis ravie de revoir plusieurs personnes que je connais ici servir pour la cause. J'aime aider alors je participe comme je peux et je reviendrais l'année prochaine !".  

Mamy, bénévole au petit-déjeuner, réceptionniste au Centre francophone : "C'est la première année que je viens, ce sont mes collègues qui m'en ont parlé. Je me donne déjà rendez vous l'année prochaine pour aider, c'est ça le but du bénévolat !"  

Kariane, 10ème, bénévole au vestiaire, Carolyn, 11ème, bénévole au maquillage pour enfants et Anaïs, 16 ans, 11ème, bénévole au petit déjeuner et maquillage pour enfants, toutes élèves d'Etienne Brûlé, Anaïs : "C'est ma première fois, je suis venue parce que j'ai besoin des heures communautaires mais j'ai beaucoup apprécié, j'ai trouve ca bien organisé et j'ai fait plein de connaissances !".     

Patricia, bénévole au vestiaire : "Ça fait 5 ans que je suis au Canada et c'est la première fois que je participe et je reviendrais pour sûr ! C'est une façon d'apporter sa contribution à la société et en même temps apprendre de nouvelles choses et connaître des gens, ça pourrait servir un jour qui sait !".  

Le montant amassé est ensuite converti en bon d'achats échangeables dans un marché d'alimentation et réparti aux quatre organismes partenaires : CFT, Oasis- Centre des Femmes, Centre d'accueil héritage et REFIF qui les distribuent ensuite à leur clientèle pour les fêtes de fin d'année. Selon Agathe Kalala, secrétaire du Regroupement des Femmes Immigrantes Francophones, "La demande des familles a considérablement augmenté avec la crise économique. En en général on aide plus de cent familles, mais cette année ce sont plus de 200 familles qui ont fait une demande ! Alors nous sommes tous mobilisés ici afin de les aider". Elle était accompagnée d'une quinzaine de bénévoles de la même association.

 

 

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